"Atmosphère ? Atmosphère ?"

J'imagine bien Arletty, avec son accent gouailleur, deviser sur le Responsive Design dans "Hôtel du Digital". Car c'est bien d'Atmosphère dont il s'agit. Comment retrouver l'atmosphère d'une création et d'un contenu, quel que soit le format du support sur lequel on les consulte ?

La traduction littérale en français de "Responsive Design" est "conception réactive". Les Québecois utilisent "adaptatif" qui est encore plus juste. On comprend déjà mieux que dès la conception, le concepteur prend en compte les différences des terminaux (formats, capacités, définitions...) pour que le message s'affiche de façon optimisée, qu'on le consulte sur un écran d'ordinateur 20", un Blackberry ou un iPad. Techniquement, on définit des zones de messages (accroche, média, contenu...) et l'importance qu'on veut leur donner. Ensuite, les CSS (feuilles de style qui définissent la mise en page) et les Javascripts (petits programmes qui détectent le support et adaptent la mise en page en conséquence) font le boulot en réorganisant la grille et en formatant les contenus à discrétion. Pour ceux qui veulent se lancer dans la démarche, je conseille la lecture du livre de Ethan Marcotte : "Responsive Web Design". Il donne les bonnes pistes pour modifier sa façon de concevoir.

Vous me direz : "Quoi de neuf dans le Landernau ? On faisait déjà des versions différentes selon les formats non ?". Oui bien sûr, mais la nouveauté vient du fait qu'il n'y a qu'une source à produire pour tous les formats. Le message va se recâler automatiquement pour un affichage optimisé. C'est bien pratique dans ce monde Digital où se côtoient en simultané des écrans panoramiques en paysage avec des minis écrans en portrait, quand ce n'est pas carrément le lecteur qui passe de l'un à l'autre en tournant sa tablette.

Quand être "responsive" ?

Seulement voilà, toute magie à un coût.
Être "Responsive" nécessite plus de travail sur la conception en amont et plus de développement. Il faut donc se poser la question si l'investissement supplémentaire est rentable ?  Peut-on se contenter de quelques versions spécifiques avec des affichages un peu dégradés sur certains supports ? Ou doit-on à tout prix proposer un message impeccablement formaté au public ?
Pour ce qui est des messages publicitaires, le Responsive Design apporte une souplesse évidente pour produire un message multiforme qui se glissera aussi bien dans les différentes bannières des sites que sur un mobile ou sur un panneau d'affichage en Digital Media dans la rue.
Idem pour les médias producteurs de contenus. Leurs messages sont appelés à être relayés, donc à être diffusés sur des formats qu'ils ne maîtrisent pas à la conception. La réponse semble donc se trouver dans la stratégie de diffusion du message.

Mais pas seulement ! En intervenant en amont, à la conception du message, le Responsive Design ne bride-t-il pas la création ?
J'invite les créatifs qui ont eu à faire face à ce challenge, à nous faire un retour d'expérience, pour qu'on mesure le degré de contraintes qu'implique l'utilisation du Responsive Design dans un processus de création.