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Tag - Mobile To Store

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jeudi 12 septembre 2013

NFC ou BLE ? Qui va gagner ?

La bataille des Titans

Apple et Google jouent leur avenir en misant sur des technologies différentes pour le sans contact.
Google pousse le NFC. Apple se lance dans le BLE (Bluetooth Low Energy).
http://sco.lt/93wyx7

Cette alternative au NFC est très séduisante. Le iBeacon émet à 50m là où le NFC est opérationnel à maximum 20cm. Il faut compter 100$ pour 3 iBeacons contre 1000$ pour équiper 10 000 produits.
Paypal appuie cette alternative en lançant son Paypal Beacon pour faire du paiement sans contact par le BLE : http://sco.lt/8vohO5. Mais Visa et Mastercard poussent pour équiper NFC les terminaux de paiement.

Ca me rappelle le temps ou le disque laser se battait avec le format DVD.
Nous sommes bien à la croisée des chemins sur ces technologies.
Reste à parier qui va gagner.
Moi je miserai bien un billet sur le BLE. Et vous ?

lundi 13 mai 2013

Coup de balai sur le Web To Store

Capter l'attention

Mes parents avaient un magasin de chaussures rue de Rivoli à Paris. En tant que fils de commerçants, j'ai été nourri à cette idée que ce qui compte pour faire du Commerce, c'est en premier l'emplacement, en deux l'emplacement et en trois l'emplacement ! Et une fois qu'on l'a, on doit s'en servir pour capter l'attention des passants.
C'est ce qu'a fait mon Père, ce pionnier. Dans les années 70 (vous savez ? au siècle dernier !), il a bouché sa vitrine avec un calicot sur lequel on pouvait lire "Coup de balai", avec le dessin grossier d'un balai (exécuté par ma sœur...). Et ça a marché ! Les clients, curiosité attisée, sont rentrés en masse dans la boutique, à tel point qu'on se serait cru dans le métro en heure de pointe.

Ca n'a pas beaucoup changé aujourd'hui. En tout cas dans le concept. La différence, c'est que la vitrine du magasin s'est téléportée en ligne. On la retrouve sur le web, sur le mobile. C'est sur ces nouveaux médias qu'il faut capter l'attention des consommateurs. Ils ont le nez dans leur smartphone et sont bombardés de messages. Pas facile pour le Web To Store et le Mobile To Store de les prendre par la main et de les inciter à choisir telle enseigne plutôt qu'une autre. La formule du "Coup de Balai" contemporain est délicate à trouver. Chacun y va de son application shopping, des ses alertes et de ses SMS en géofencing (qui se déclenchent quand on approche du point de vente).
Forcément, avec un tel déchainement de micro solutions, on s'y perd. Et on perd l'essentiel : rendre service. Ceux qui resteront après le coup de balai naturel que connait tout marché en phase de création, sont les acteurs qui auront su apporter un service utile au consommateur. Mais pas seulement.

La vitrine physique a bien du mal à émerger dans la rue. A tel point que le métier d'étalagiste a quasiment disparu. Aujourd'hui, c'est à peine si on voit des produits dans les vitrines. Elles sont mises en scène comme de véritables petits sketchs. On nous raconte une histoire pour nous donner envie d'entrer dans l'univers de l'enseigne.

 

Proposer une expérience

Et la décoration intérieure doit tenir cette promesse. Le mobilier, la lumière, les éléments de décoration sont autant de signaux envoyés au client pour le maintenir dans le parcours imaginé pour lui et lui donner envie d'être le héros de l'Aventure.
La tendance est à la digitalisation du point de vente. OK, mais si elle participe à cette aventure. L'équilibre et la cohérence des messages émis sont la clé du succès. Nul besoin de paver les murs d'écrans plats si les images diffusées ne participent pas à l'expérience.
En ce sens, le marketing expérientiel apporte des réponses pertinentes, pas forcément toutes digitales. La lumière, le son, les odeurs sont autant de stimuli qui contribuent à habiller un point de vente, pour lui donner un caractère, une signature, qui va marquer le consommateur et emporter son adhésion.

 

Soigner l'accueil

Ultime maillon de la chaîne, le vendeur est l'atout majeur du point de vente physique. Si les trois quarts des français préfèrent faire leurs achats en magasin, c'est pour ce contact humain, cet échange que seul le vendeur peut procurer. Encore faut-il qu'il soit raccord avec l'histoire. Si lui même n'a pas compris l'expérience que la Marque veut faire vivre à ses clients, ni intégré le fait qu'il en fait parti, il y a peu de chances que son action participe à sublimer l'expérience.
Ca aussi, je le tiens de mon Père. Pour vendre, il faut d'abord écouter le client, se mettre en connexion avec lui et appliquer le "parlez moi de Moi". Ca devient une denrée très rare dans les rayons des chaines de commerces. C'est, à mon avis, ce qui crée le malaise actuel entre les clients connectés et le Commerce physique. La promesse digitale n'est quasiment pas relayée par le vendeur. Et vous pourrez faire tous les investissements que vous voulez, si le dernier maillon craque, il fait sauter toute la chaîne.

 

Gérer le changement

Bien sûr, le challenge est difficile à relever. Il faut casser les silos de l'Entreprise et gérer le changement pour faire adhérer les équipes à ce nouveau paradigme. Il faut investir dans de nouveaux canaux et de nouveaux services. Pas facile dans cette période de crise, où l'on cherche plutôt à faire des économies. Pourtant, ceux qui s'en sortiront seront ceux qui auront su prendre ce pari.
Comme disait mon Père : "Si tu ne progresses pas, tu régresses !". Allez de l'avant. La lumière est au bout du chemin.